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 | Grand Slam Tokyo 2009 |
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Photos
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Vendredi 1 Vendredi 2 Samedi Dimanche
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Première journée
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La "World Cup" de Suwon (Corée du sud) n'a réuni que 200 participants (198) alors que le tournoi de Tokyo, l'ancienne Coupe Kano, désormais "Grand slam" annonce plus de 400 participants.
Les équipes étrangères qui n'ont pas participé au tournoi de Suwon sont arrivées aujourd'hui à Tokyo et on s'attend à un très grand tournoi. Les brésiliens sont venus en grand nombre, les allemands, les anglais, les slovèenes, les israéliens, les russes tous absents à Suwon sont déjà sur place et préparent cet évènement qui s'annonce hors du commun.
Les japonais veulent faire oublier leur échec de Rotterdam (pas de titre chez les hommes) et l'encadrement s'attend à une réaction positive de leurs judokas.
Juliane Robra n'a rien à perdre lors de ce tournoi mais tout à gagner. Après son succès de Suwon elle sait qu'elle peut rivaliser avec les plus grandes et nous lui souhaitons de la réussite.
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Juliane Robra
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Portrait de Juliane Robra Juliane vient du shung do kwan de Genève. En 2005 elle est partie à Macolin pour suivre sa coach junior, Monika Kurath, et avoir de meilleures possibilités d'entrainemnet pour le sport de haut niveau. Elle est toujours à Macolin et elle se consacre au judo.
Bien sur la première place en Corée lui a fait très plaisir, et surtout d'avoir pu être relâcher et pratiquer son judo.
Elle est très contente de combattre ce week-end (première participation à la Kano Cup), et se réjouis de voir les combats demain, il y aura certainement des beaux combats. Comme elle a sauté un tour,elle ne sait pas encore qui elle rencontrera, soit une autrichienne, soit une coréenne.
Elle a maintenant 26 ans. Son objectif présent est de pouvoir pratiquer son judo tout en étant relachée. Le but à court et moyen terme est de pouvoir progresser d'avantage au niveau mondial. Le but à long terme sont naturellement les JO de Londres. Pour réaliser cet objectif il est important qu'elle puisse s'entrtainer dans de bonnes conditions, et Macolin lui offre une bonne infrastructure et avec sa coach sur place elle entend progresser continuellement jusqu'à Londres, en s'entraînant aussi à l'étranger.
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Sans-faute pour les Japonais
La première journée du Grand Chelem de judo de Tokyo a été marquée par quatre victoires japonaises dans les quatre catégories. Les Français ont déçu.
-60kg: Fukuoka répond présent Pour le premier combat de la journée, Julien Ottaviani est passé dans les grandes largeurs à côté. Face au petit allemand Englmaier, troisième l'an passé, le Niçois fait l'erreur de tourner le dos et se fait prendre sur ura-nage compté waza-ari. Ottaviani fera le forcing à la garde pour revenir mais les pénalités ne viendront que trop tard. Il est sorti d'entrée. Sofiane Milous a parfaitement digéré son premier combat face au Japonais Kisei Akimoto, vainqueur de la Coupe Kano l'an passé. Milous était dominé au sol avant de trouver l'ouverture sur un ko-uchi gari. Au second tour face à l'Arménien Davtyan, médaillé mondial, le Parisien licencié à l'Olympic Judo Nice fait un très gros pressing à la garde mais sans faire d'attaque franche. Il est pénalisé pour avoir attrapé le pantalon et perd d'une petite pénalité alors que sur les cinq minutes de combat il a vraiment mis en danger physiquement le combattant de l'Est, habitué des grandes joutes internationales. L'Ukrainien Zantaraya, champion du monde 2009, n'a pas fait long feu à Tokyo, éliminé au premier tour par l'Anglais McKenzie. Trois Japonais parmi les quatre demi-finalistes. Seul le Coréen Jang arrive à s'immiscer dans la partie. Il se fait cependant pulvériser sur un mouvement d'épaule lancé à la vitesse de l'éclair par Masaaki Fukuoka. Dans l'autre demie, Hiroaki Hiraoka était bougé dans tous les sens par le champion du monde junior, Hirofumi Yamamoto mais le médaillé d'argent des derniers Mondiaux trouvait l'ouverture sur un beau ippon ko-uchi-gari. Dans une finale fermée mais dynamique, Fukuoka s'imposat aux pénalités contre Hiraoka.
-66kg: Ebinuma rayonne David Larose a fait l'amère expérience des nouvelles règles du judo mondial. Face au Letton Kozlovs, le judoka de Sainte-Geneviève n'a pu réprimer son envie de te-guruma, première pénalité pour avoir attrapé directement le pantalon. Quelques instants plus tard, sans la volonté il se retrouvait à tenir ce même bout de tissu pour une élimination piteuse dès le premier tour. Dans cette catégorie, le jeune Ebinuma qu'on avait découvert l'an passé à Tokyo et qui a remporté les Universiades cet été a sorti le champion du monde, le Mongol Tsaganbaataar sur un uchi-mata enroulé. Masato Uchishiba, double champion olympique de la catégorie, s'est fait injustement sortir en quart de finale par le Coréen An, qui a tenté et marqué sur te-guruma alors qu'il aurait du être pénalisé. De manière plus générale, les nouvelles règles ont du mal à être bien appliquées et on voit de criantes différences d'appréciation. Les demi-finales étaient nippo-coréennes. Dans la première, dans un match époustouflant de style et de vitesse, Ebinuma a mis deux waza-ari à An, le premier sur un seoi, le second sur un tani-otoshi. En finale, il retrouvait le Coréen Kim, vainqueur du Japonais Morishita, champion du monde junior à Paris, dans un match, là-aussi très enlevé, où il s'impose à 10 secondes de la fin sur un kata-guruma. Ebinuma et son « cri d'oiseau » avant chaque combat étalait le Coréen Kim en finale sur un joli morote. Le Japon tient peut-être là son nouveau moins de 66 kilos après le relatif échec du vieillissant Uchishiba. Ebinuma le timide, même pas 20 ans, est déjà prêt à déboulonner le double champion olympique.
-78kg: Ogata régale au sol Géraldine Mentuoupou emportait très facilement son premier match face à une Polonaise sur un accrochage pendant que Stéphanie Possamaï peinait face une autre Polonaise, Pogorzelec. Fatiguée par le tournoi de Corée et le stage qui a suivi, Possamaï s'inclinait. Face à l'Allemande Wollert, multi-médaillée internationale, au second tour, Mentuoupou livrait un match plein de détermination mais elle était souvent devancée dans l'initiative par l'Allemande qui aurait méritée d'être pénalisée pour une prise de pantalon illégale. La Française s'incline aux pénalités. En finale, Sayaka Anai, troisième à Hambourg cette année, retrouvait sa compatriote Akari Ogata, tombeuse de l'Allemande Wollert en demie sur une immobilisation. Même scénario pour Ogata, qui, menée de deux yuko, faisait la différence au sol en sankaku-jime pour la gagne.
+78kg: Tsukada avec autorité Dans la première demi-finale, la Slovène Polavder, par ses attaques incessantes, est passée à un cheveu de battre la championne d'Europe, la Russe Ivaschenko. Malheureusement, elle gère mal les dix dernières secondes en se faisant contrer pour waza-ari par Ivaschenko. Tenante du titre, la Russe défendait sa couronne en finale contre Maki Tsukada, la championne olympique de 2004, victorieuse en demi de sa compatriote Megumi Tachimoto. Tsukada réussit à lui piquer sa couronne avec un bel harai-makikomi au début du combat. Quatre catégories et quatre médailles d'or pour le Japon ce vendredi. A domicile, le Pays du Soleil Levant fait la loi.
Morgan Maury – RMC SPORT (agence de presse française 100% sport)
http://www.rmc.fr/edito/sport/97200/sans-faute-pour-les-japonais/
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Hommes -73kg Mohammed Riad a mis une minute avant de comprendre le système du Sud-Africain Van Zyl. Une minute, un waza-ari sur o-soto gari makikomi et un ippon sur un mouvement d'épaule. Entrée en matière facile avant le Japonais Awano. Le Japonais, 21 ans, a terminé 5e à Paris cette année. Riad le gênait bien avec sa garde croisée mais sur une poussée d'Awano le Français se retrouvait sur le dos sans vraiment comprendre pourquoi. Riad a lancé un sumi-gaeshi contré par le Japonais qui était passé dans son dos. Le Japonais Otsuka est passé à une seconde de battre le champion du monde, Wang Ki-Chun, en quart de finale. Trois mouvements d'épaule bien sentis et voilà le Japonais qui menait 3-0 à 20 secondes de la fin. Mais Wang le fait pénaliser une première fois avant qu'Otsuka ne lance une magnifique fausse attaque juste avant le gong. Troisième pénalité pour le Japonais qui a failli être le premier à battre Wang depuis l'Azéri Mammadli à Pékin aux Jeux olympiques. Le Coréen faisait à Tokyo son retour à la compétition après Rotterdam et un fait divers dans lequel il avait frappé une fille et envisagé de prendre sa retraite. En demi-finale, il dominait le Canadien Nicholas Tritton. Belle médaille de bronze pour le Canada dans ce grand chelem alors que la France est toujours bredouille. En finale, Wang affrontait Awano, vainqueur de Nishiyama sur un joli tai-otoshi, pour un remake de la finale 2008. Et comme l'an passé, Wang s'impose et cette fois)ci au sol grâce à une clef de bras, juji-gatame. Après 2007 et 2008, c'est la troisième victoire consécutive de Wang à Tokyo. Un signe avant les Mondiaux qui se dérouleront dans la capitale japonaise en septembre? Certainement. En tout cas, le Coréen a répondu présent et a prouvé que ses soucis personnels étaient derrière lui.
-81kg Antoine Jeanin s'est empêtré dans la garde du Slovène Jereb Saso au premier tour. Le Français a été pénalisé trois fois avant de prendre la porte sur un ko-uchi gari donné waza-ari du Slovène. Un seul Japonais en demi-finale de cette catégorie avec Matsumoto. Kim, le vice-champion olympique se débarrassait au golden score de Leandro Guilheiro après avoir eu très chaud sur un accrochage du Brésilien qui aurait mérité un yuko. En finale, le Coréen affronte l'Anglais Euan Burton, tombeur de Matsumoto sur un o-soto-gake à la dernière seconde. Euan Burton et son bras droit destructeur ont eu raison de la technique de Kim. L'Anglais s'impose grâce à un o-soto-makikomi terminé en immobilisation. C'est la première victoire d'un Européen et même d'un non-Japonais cette année à Toyko. Enfin !
-90kg Romain Buffet n'a fait aucune erreur pour son premier match. Il était opposé au Roumain Munteanu qu'il a planté pour waza-ari sur un bel o-soto avant de gérer la suite de son combat par un bon travail au sol. Au second tour, face à l'Ukrainien Synyavsky, le Français n'a pas réussi à franchir l'obstacle comme tous ses compatriotes jusque-là. Privé de la manche et malgré une main droite bien posé en haut, il ne parvenait pas à faire chuter son adversaire. Au contraire, il chutait lors de son passage à vide au milieu du combat sur un o-soto gari comptabilisé yuko. Buffet tentait de mettra la pression pour revenir par le jeu des pénalités mais sans y parvenir. Dommage car cet adversaire n'avait rien d'un cador pour parvenir en quarts de finale. Dans cette catégorie, le champion du monde coréen, Lee, est passé à la trappe dès le premier tour sur un violent o-soto du jeune Japonais Nishiyama, troisième des monde junior. Nishiyama était l'un des trois Japonais présents en demi-finale avec Ono et Yoshida. Seul l'Ouzbek Choriev avec ses bras d'airain faisait figure d'invité. Ono était le premier qualifié pour la finale par un succès aux pénalités sur Yoshida. ensuite, Nishiyama résistait à la pression dantesque de Choriev pour marquer waza-ari sur o-uchi gari et finir le travail en immobilisation. Malheureusement en finale, Nishiyama était dominé tactiquement par Ono qui conservait son titre acquis l'an passé. A 19 ans, Nishiyama a l'avenir devant lui ce qu'Ono, presque 30 ans, n'a bientôt plus s'il ne performe pas vite dans les grands championnats.
Femmes -63kg Pour ses débuts dans la compétition, Marielle Pruvost, victorieuse à Moscou, a vite avalé en un peu plus d'une minute une judokate de Hong-Kong sur un o-uchi gari. Même tarif pour l'Anglaise Kate Walker, prise en immobilisation. Mais l'aventure s'arrête subitement et après douze secondes face à Ikumi Tanimoto en quart de finale. La Japonaise esquive une attaque de la Française qui avance sur elle avant de la planter sur harai-goshi. On a eu droit aux demi-finales du championnat du Japon. Ueno contre Hirai et Tanimoto contre Yamamoto. Dans la première, Ueno se débarrasse de sa compatriote grâce à quatre pénalités. Dans la seconde, Tanimoto et Yamamoto se sont neutralisées à coups d'attaques d'épaule avant que la première ne s'impose à la décision après 8 minutes intenses. Dans la finale des « soeurs de » Yoshie Ueno battait Ikumi Tanimoto grâce à quatre pénalités contre trois. Ueno confirme ainsi son leadership au Japon dans cette catégorie en attendant le retour de Tanimoto la grande.
-70kg Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas malheureusement pour Juliane Robra. Rayonnante et victorieuse la semaine passée en Corée du Sud, la seule suissesse engagée à Tokyo démarrait doucement son premier tour face à la Coréenne Hwang. Malgré quelques attaques de jambes, Juliane était projetée pour waza-ari sur haraï-goshi. Ensuite, elle était muselée par la judokate asiatique qui la faisait pénaliser pour la victoire. Pas grave mais nul doute que sa superbe victoire en Corée doit la conforter dans ses choix pour la saison qui débute à peine.
Marie Pasquet manquait de jus pour son premier tour face à la Russe Daria Davydova, troisième des derniers Mondiaux junior. La Française se faisait pénaliser trois fois dont deux pour non combativité. La judokate de Champigny lançait un o-soto en reprise de garde pour yuko. Sa sumi-gaeshi de la dernière chance était bien contrôlé par la Russe au bras gauche en béton qui se qualifiait pour le second tour. En demi-finale, Meszaros la Hongroise saoulait la Japonaise Kunihara avec sa garde croisée pour passer en finale face à Mina Watanabe qui a surpris la grande Edith Bosch d'entrée sur un ippon seoi-nage. En finale, Mezsaros menait le combat à sa manière grâce à un waza-ari et aux pénalités. Watanabe n'avait qu'un yuko pour elle. C'est alors qu'emportée par son élan, la Hongroise se retrouvait sur le dos sans véritable action de son adversaire. Ippon peu compréhensible mais victoire de Watanabe et grande joie pour les Japonais qui ont pris les quatre médailles d'or distribuées chez les filles et 11 médailles sur 16 possibles.
Morgan Maury – RMC SPORT (agence de presse française 100% sport)
http://www.rmc.fr/edito/sport/97200/sans-faute-pour-les-japonais/
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Les Japonaises raflent tout, Ribout sauve la France
Grâce à trois nouvelles médailles d'or aujourd'hui, les Japonaises enlèvent les sept titres mis en jeu chez les filles lors du tournoi du Grand chelem de Tokyo. Morgane Ribout, en moins de 57 kilos, apporte sa seule médaille au clan français.
Femmes -48kg: Fukumi reste la reine Aurore Climence était très pressée pour son premier match. Uchi-mata donné waza-ari et immobilisation contre l'Autrichienne Schauer. Tout ça en moins de 50 secondes pour avoir le droit d'affronter la poupée Yamagishi. Climence réussissait un début de match parfait pendant presque deux minutes face à la Japonaise qu'elle parvenait à faire pénaliser une fois. Enervée par cette sanction, Yamagishi réagissait immédiatement et faisait chuter Climence en reprise de garde. Waza-ari puis ippon sur l'immobilisation. Sans combattre contre la Brésilienne Menezes, Tomoko Fukumi se retrouvait en finale face à sa compatriote Kaori Konda, qui réussissait la performance de battre Yamagishi en demi-finale. Dans une finale fermée à double tour, Fukumi l'emportait aux pénalités et conservait son titre. C'est elle la reine des petits formats au Japon et dans le monde.
-52kg: Nakamura fait la loi Face à la vice-championne de Roumanie, Ramona Enache, Delphine Delsalle a été pleine de maîtrise. Dominatrice à la garde, la Française n'a même pas tremblé durant les cinq minutes. Elle s'impose facilement aux pénalités. Penelope Bonna commençait son tournoi au deuxième tour et combattait en même temps que Delsalle. Coup du volant et joli ippon pour la Levaloisienne face à une Kazakhe tandis que Delsalle était ficelée au sol par l'Allemande Kraeh, cinquième du Grand Chelem de Rio. Bonna se frottait ensuite à la championne d'Asie et cinquième des Mondiaux, la Chinoise He en huitième. Duel très intense entre les deux jeunes filles. C'est au golden score que la Française trouve l'ouverture sur un fauchage. Contre la Slovène Nareks, cinquième des derniers championnats d'Europe, Bonna placait un juji-gatame d'école mais son adversaire réussissait la performance de ne pas taper alors qu'elle était pourtant parfaitement prise. Incroyable ! Bonna est « déconcentrée » L'occasion est passée. Elle encaisse un yuko sur un sutemi et s'incline dans ce match. Les demi-finales se feront sans elle entre Nakamura et Carrascosa et entre Nareks et Miranda. Dans la première, la championne du monde Nakamura découpait proprement l'Espagnole. Dans la seconde, Nareks s'en sortait au golden score sur un fauchage face à la Brésilienne. En finale, Misato Nakamura se fendait de deux retournements avant de clouer définitivement la remuante Nareks.
-57kg: Ribout est là, Tokuhisa s'impose On l'avait quittée rayonnante à Rotterdam avec son titre mondial, revoilà Morgane Ribout à Tokyo pour sa rentrée officielle. Petite frayeur d'entrée pour la Nordiste qui se fait mal au poignet face à une Polonaise avant de se faire surprendre sur un mouvement d'épaule donné yuko. A un yuko partout, tout rentre dans l'ordre avec un te-guruma donné waza-ari et enchaîné en immobilisation pour la Française. Ouf, on a eu peur l'espace d'un instant. La judokate du Lgardère Paris Racing était nettement plus en jambes pour son deuxième match. Uchi-mata puis un sasae en force pour renvoyer la Japonaise Nonaka à ses études. Ensuite, notre championne du monde a failli se brûler face à l'Allemande Marla Hein. Ribout a été poussée à la décision par la combattante adverse mais son bon travail pendant les trois dernières minutes a été crédité par deux juges sur trois. Voilà Ribout en demi-finale ce qui signifie une médaille pour la France, bredouille jusque-là. Usée par ses efforts précédents, elle se faisait surprendre en seoi par la Japonaise Tokuhisa puis serrer au sol. C'est donc le bronze pour Ribout et la France. Dans l'autre demie, Matsumoto l'emportait aux drapeaux contre Sato. En finale, Tokuhisa marquait rapidement waza-ari sur uchi-mata et gérait son avantage tout le match malgré un très gros pressing de Matsumoto. Avec le succès de Tokuhisa, les Japonaises font carton plein puisqu'elles remportent les sept médailles d'or mises en jeu à Tokyo.
Hommes -100kg: Anai battu Thierry Fabre et Frédéric Stiegelmann ont débuté leurs compétitions en même temps, aux deux extrémités de la salle et tous les deux face à des Japonais, respectivement Imai pour Fabre et Deguchi pour Stiegelmann. Presque en même temps, Fabre s'est fait coller sur le dos par Imai sur ko-soto gake et Stiegelmann l'emportait grâce à quatre pénalités contre Deguchi. Le Niçois prenait dans sa tenaille l'Ukrainien Bloshenko, quand même cinquième des derniers Mondiaux, lors de son deuxième tour. Mené debout, Stiegelmann trouvait la faille au sol pour un quart brûlant contre le Coréen Hwang, ancien champion du monde. Dans cette opposition, Stiegelmann résistait bien au rythme qu'imprimait son adversaire mais à une minute de la fin il chutait lourdement sur un yoko tomoe nage. Hwang remettait le couvert en demi avec un mouvement d'épaule pour ippon sur le Géorgien Zhorzholiani. Takamasa Anai était lui opposé au jeune tchèque Krpalek, champion du monde junior, dans sa demie. Ca n'a pas fait un pli. Le Japonais l'a posé sur un magnifique seoi-nage pour ippon. Ce n'est pas le même refrain en finale. Anai se laisse hypnotiser par les mouvements d'épaule de Hwang et les pénalités montent des deux côtés. A quinze secondes de la fin, le Coréen se jette sur un ippon ko-uchi gari sans contrôle et marque un yuko qui lui offre la victoire provoquant l'hystérie chez les mamies coréennes présentes dans la salle. Anai est battu à la maison, le public n'en revient pas.
+100kg: Takahashi l'invité surprise Mathieu Thorel commençait face au gigantesque polonais Eitel. Drôle de duel entre le petit Thorel et le grand polonais. Gêné par la longiligne garde à gauche de son adversaire, le Briviste n'était pas dangereux et se faisait pénaliser deux fois dont la deuxième à 15 secondes du terme pour l'élimination. Thomas Sinsou n'a pas connu le même destin que son compatriote. Il a facilement dominé l'Anglais Clempner au premier tour en le projetant sur un harai-makikomi après avoir fait monter les pénalités. Il avait l'honneur d'affronter le champion olympique 2004, Keiji Suzuki, au second tour. Pas d'exploit malheureusement pour le judoka de l'Olympic judo Nice malgré un début de match très encourageant. Il ne se laissait pas impressionner par le Japonais et il le faisait même pénaliser une fois grâce à sa puissante garde à gauche. Ensuite, Suzuki, encouragé par tout le stade, marque un waza-ari avant de terminer le boulot sur une attaque dans l'attaque en o-soto gari. Suzuki, on le retrouvait en demi-finale où il se sortait de l'étau Tangriev grâce à une bonne liaison debout-sol conclue en immobilisation à 50 secondes de la fin. De l'autre côté du tableau, Takahashi sortait victorieux de sa demi-finale grâce à un succès sur le champion d'Europe Martin Padar. Troisième des Universiades et sans grande référence internationale Kazuhiko Takahashi dominait Suzuki en finale sur un o-soto-gari donné ippon et remportait là son premier succès majeur. Malgré ça et le retour de Suzuki, Teddy Riner peut dormir tranquille.
Morgan Maury – RMC SPORT (agence de presse française 100% sport)
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